Lors de l’émission Infrarouge du 23 mai dernier, le professeur Sergio Rossi, qui défend l’initiative «monnaie pleine», a toutefois reconnu qu’un de ses éléments centraux était inapplicable : il s’agit de l’obligation pour la Banque nationale suisse d’émettre de la «monnaie sans dette».

Cet alinéa de l’initiative signifie que la BNS ne pourrait pas acheter de contrevaleurs (par exemple des devises ou des actions) lorsqu’elle émet des nouveaux francs suisses. Les nouveaux francs devraient être distribués gratuitement à la Confédération, aux cantons et aux citoyens.

Cette émission de monnaie sans dette est une des promesses des initiants. Ils espèrent ainsi séduire les citoyens en promettant de redistribuer chaque année des milliards, voir des dizaines de milliards de francs.

A la question de savoir comment la BNS pourrait créer de la monnaie «sans dette» et distribuer tout cet argent aux collectivités et aux citoyens, le professeur Rossi a expliqué que c’était «clairement une fausse bonne idée et qu’il n’était pas possible techniquement de distribuer de la monnaie sans dette». Cet élément fait toutefois partie de l’initiative, à quoi le professeur a rétorqué : «ce n’est pas moi qui ai écrit le texte» !

L’émission Infrarouge du mercredi 23 mai a opposé le conseiller national Guillaume Barazzone, Michel Juvet (Bordier et Cie) et Mickaël Malquarti (gestionnaire de portefeuille et auteur d’un ouvrage sur une nouvelle politique monétaire), à Alberto Mocchi (Verts vaudois), au professeur Sergio Rossi et à Jean-Marc Heim (coordinateur romande de «Monnaie pleine»). Aucun des neuf parlementaires fédéraux ayant approuvé l’initiative n’avait accepté d’être présent sur le plateau.

Notre séquence extraite de l’émission :

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